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Ce que le boom de la téléconsultation médicale dû au coronavirus va changer dans la vie des Français

Le nombre de Français ayant fait une consultation grâce la télémédecine est passé de 40.000 en février à 600.000 en mars.

Il y aura donc un monde après le coronavirus. Les pronostics sont ouverts sur les thèmes, pratiques et idéologies qui ressortiront grandies ou non de cette crise hors norme du Covid-19. Il y aura les utopies transitoires sur le nouveau monde, les effets de révolutions silencieuses que vient soudainement révéler ce moment. 

Il en est ainsi de la télémédecine, sous toutes ses formes –de la téléconsultation à l’avis en ligne sur dossier, au deuxième avis médical en ligne– dont les chiffres d’usages ont suivi une trajectoire exponentielle ces dernières semaines. Ainsi, en l’espace d’un mois, le nombre de Français ayant fait appel à la téléconsultation a été multiplié par quinze pour atteindre plus de 600.000 personnes

“Un engagement massif des médecins”

S’il faut y voir probablement un effet immédiat du confinement, il n’est pas anodin de constater que cette pratique bénéficie d’un engagement massif des médecins depuis le début de la crise, accompagnés dans cet effort par une prise en charge à 100% de son coût depuis le 18 mars par la CNAM. 

Cette pratique est ainsi devenue, en quelques semaines, un outil incontestable de lutte contre la diffusion du virus, de par les vertus offertes par l’outil digital. La téléconsultation existe de longue date, mais elle continuait de souffrir de plusieurs formes de réticences à l’usage; de celles naturelles liées à son coût, et d’autres plus psychologiques ou dogmatiques quant à son efficacité. 

Bien sûr, la télémédecine n’a pas vocation à se substituer à la nécessité des examens cliniques pour de nombreuses pathologies, ni au suivi médical et aux métiers essentiels de la médecine de ville et hospitalière. Bien sûr, l’inégalité d’accès aux technologies numériques de certaines populations, isolées en zone blanche ou dans les “déserts numériques”, ne doit surtout pas se substituer aux déserts médicaux. 

“La télémédecine permet de désenclaver les populations isolées” 

Pourtant, son usage accéléré en période de confinement permet de pallier l’impossibilité de rencontrer son médecin traitant pour les visites de contrôle dans les maladies chroniques, ou, encore, pour obtenir rapidement de premières interprétations informées de résultats cliniques, radiographiques ou d’analyses médicales. 

La télémédecine permet ainsi de désenclaver les populations isolées –ce que nous devenons tous avec les effets du confinement– et de leur ouvrir l’accès à des médecins avec un haut niveau d’expertise médicale mais inégalement répartis sur le territoire. 

Elle permet également de poursuivre, même en période de pandémie, les consultations concernant les pathologies sérieuses. Pour celles-ci, reports et annulations de consultations spécialisées, attendues souvent de longs mois, peuvent entraîner de vraies pertes de chance. Un médecin mentionnait récemment sur les ondes d’une radio nationale les effets possibles d’une baisse inquiétante des consultations en oncologie… alors même que la télémédecine rend possible ce type d’activités. 

“Installer la télémédecine aux côtés de la médecine traditionnelle” 

Aujourd’hui, tout est en effet disponible pour assurer la continuité de la prise en charge de tous ces patients. Disposant du dossier médical de son patient, chaque médecin spécialisé est en capacité de rendre un avis éclairé, que ce soit dans le cas du suivi d’une pathologie, d’un traitement complexe, ou du besoin d’un deuxième avis avant de prendre une décision médicale importante. 

Ainsi, nous avons une opportunité unique d’installer la télémédecine aux cotés de la médecine traditionnelle et non point comme certains le craignent, au service d’une ubérisation de la médecine. Elle contribuera durablement à réduire les inégalités sociales et géographiques qui persistent dans notre pays. Elle évitera aux personnes affectées par des problèmes de mobilité dus au grand âge, à une fatigue liée à une maladie, aux suites d’une opération ou à un handicap, quel qu’il soit, de devoir se déplacer pour consulter. 

La médecine moderne ne cesse de poursuivre sa spécialisation. La télémédecine permet, de façon simple et ouverte, de donner accès à une expertise médicale par essence rare et inégalement répartie sur le territoire. Elle est un outil –parmi d’autres– pour rendre l’expertise médicale enfin accessible à tous. Et ce développement permettra, peut-être, de libérer des ressources pour les hôpitaux et les budgets publiques qui devront nécessairement être réévalués à l’issue de cette crise. 

Il y aura un monde après le coronavirus. Plus digital sans doute mais, surtout, plus que jamais soucieux d’œuvrer en faveur d’une médecine et d’une expertise médicale vraiment accessibles à toutes et à tous. La télémédecine va y aider.

Fondé en 2015 par Pauline d’Orgeval, Catherine Franc et Prune Nercy, deuxiemeavis.fr propose aux personnes confrontées à une maladie grave d’obtenir, en ligne, un deuxième avis d’un médecin expert susceptible de les aider à faire le meilleur choix thérapeutique. Agréé par la CNIL, 100% sécurisé, deuxiemeavis.fr garantit un avis médical sur plus de 300 maladies en moins de 7 jours, et est entièrement pris en charge par les complémentaires santé des patients. Deuxiemeavis.fr ambitionne de démocratiser l’accès à l’expertise médicale et entend ainsi devenir une référence de la e-santé en France. Basée à Paris, l’entreprise est hébergée au sein de la pépinière Paris Santé Cochin.

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